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lundi 28 mai 2012

À Montréal, les employeurs préfèrent les «Bélanger» aux «Traoré» !

À Montréal, mieux vaut s'appeler Bélanger que Traoré ou Ben Saïd pour trouver un emploi, révèle la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) dans une étude parue aujourd'hui. Un test démontre que, à qualifications et compétences égales, les candidats dont le nom a une consonance québécoise ont 60% de plus de chances d'être invités à un entretien d'embauche que ceux qui ont un nom à consonance africaine, arabe ou latino-américaine.

dimanche 19 février 2012

La Banque TD associe immigration et croissance économique


Le vieillissement de la population, qui fait craindre pour l'économie canadienne au cours des prochaines années, pourrait avoir comme solution une immigration à laquelle on offre de meilleures chances. C'est du moins la conclusion d'une étude rendue publique mardi par la Banque TD.

L'étude affirme que simplement en assouplissant les règles du marché du travail pour reconnaître la formation ou les habiletés des immigrants au même titre que les autres Canadiens, on pourrait ajouter 370 000 travailleurs à la population active, et ainsi faire augmenter le PIB de 2 %, ou 30 milliards de dollars.

Cette nouvelle philosophie pourrait réduire la dépendance de ces nouveaux Canadiens envers les programmes sociaux, augmenterait les revenus gouvernementaux, ainsi que les dépenses de consommation et l'intérêt pour le marché de l'immobilier.

samedi 18 février 2012

Quid des habitudes média des minorités au Canada?


Les recherches dans les domaines du marketing et des médias sur les groupes ethniques et les communautés culturelles au Canada et au Québec sont très rares et la connaissance des habitudes médias et de consommation de ces groupes demeure faible ou absente.
En effet, plusieurs paliers gouvernementaux ont tenté d'aborder la relation médias-communautés culturelles, mais ces tentatives ont concerné davantage la représentativité de ces dernières sur les écrans et dans les salles de rédaction.

Certes, le pourcentage des groupes minoritaires demeure faible du point de vue marché, à l'inverse de leur proportion chez le voisin du sud, mais leur poids est appelé à évoluer rapidement dans les dix années à venir.
Un recoupement des données du Print Measurement Bureau permet de relever certaines caractéristiques de ces groupes et leurs spécificités par rapport à la moyenne nationale et québécoise en ce qui concerne la consommation des programmes de télévision.

Enseignants issus de l'immigration: choc culturel "en masse" au Québec



À gauche, Hassan Moniovitch, servant de la crème glacée à ses élèves.
À droite, le Dr Jean Fils-Aimé
Source : http://www.mediamosaique.com/
Dans le milieu de l'éducation où le personnel enseignant se métisse de plus en plus, le choc culturel se vit pourtant au quotidien, et ce, même après plus d'une décennie d'ancienneté. Des témoignages recueillis auprès de profs du secondaire issus de l'immigration confirment cette tendance lourde.
Haïtien d'origine, Dr Jean-Fils Aimé, qui enseigne dans une école privée desservant une clientèle plutôt aisée, se dit toujours choqué de voir autant de jeunes décrocher volontairement de l'école alors que, dans son pays d'origine, ses compatriotes bravent quotidiennement jusqu'à dix kilomètres, souvent le ventre vide, pour se procurer le pain de l'instruction.

Une langue massacrée
Énumérant les ratés de l'école québécoise, Fils-Aimé, dans un reportage réalisé par Radio-Canada relayé par l'Agence de presse Médiamosaïque,  critique le fait que le système fasse table rase de la mémorisation ou de l'apprentissage par cœur, de la dictée. Une liberté qui autorise discrètement les locuteurs à massacrer la langue qui est, paradoxalement, une chasse gardée au Québec.

Je ne veux pas être tolérée !


Je partage le cri de coeur de cette jeune femme. Très inspirant.

Le vivre ensemble "harmonieux" commence à partir du moment où on est capable d'apprécier les différences des autres, non pas seulement à partir de nos propres références mais en se mettant à leur place. 

Dalila Awada
L'auteure est étudiante en sociologie à l'UQAM.

La presse, rubrique opinions.
La tolérance. Par quel bout on prend ça? Par quelle sacrosainte «objectivité» on aborde ce sujet? Je n'en ai pas la moindre idée, alors je veux partager une petite bribe de bagage personnel avec vous. Mais, je vous avertis tout de suite, ma vie n'a absolument rien d'exceptionnel. Pourtant, ces dernières années, quasi quotidiennement, j'avais l'impression que les manchettes, les nouvelles, les tribunes médiatiques, les chroniques, les lois, tout, criait mon nom.
Je ne suis personne, mais je deviens malgré moi tout le monde à la fois. Je ne suis pas une victime, mais pourtant c'est comme ça qu'on me dépeint. Je ne suis pas un danger public, mais pourtant dans les nouvelles, on rappelle hebdomadairement à tout le monde à quel point je suis dérangeante. Oui, il y a certes dans la nature humaine une méfiance face à l'inconnu et un refus de voir ses valeurs heurtées, qui peut résulter en un comportement distant, voire en insultes parfois. Mais le contraire est tout aussi vrai.

dimanche 18 septembre 2011

La situation de la langue française à Montréal, un débat inutilement alarmiste


Encore une polémique inutile. Nous avons le don au Québec de passer à côté de vrais enjeux et dépenser de précieuses énergies dans la marge.
Une nouvelle étude de l'Office québécois de la langue française (OQLF) vient de révéler que moins de la moitié des Montréalais parleront français à la maison d'ici 2031. Grande révélation devant l'éternel.

Pour commencer, c’est quoi ce concept de « langue parlée à la maison », un concept sympathique pour remplacer celui de langue maternelle. Le concept de langue maternelle comporte une certaine connotation d’exclusion alors que l’autre a l’air plus politiquement correct mais en réalité les deux donnent des résultats statistiques pas tellement différents. N’est-ce pas plus naturel de parler sa langue maternelle à la maison ? J’aurais aimé l’utilisation du concept de « la première langue officielle parlée » qui est plus inclusif et plus juste pour mesurer l’évolution du Français à Montréal.

Quelques données positives et encourageantes pour mitiger cette envolée de données alarmistes qui déchaînent les passions ces derniers jours.
Selon une étude du Conseil supérieur de la langue française (2008), 78% des immigrants connaissent le français en 2006, 68 % l’anglais, et 50 % les deux.
Selon les statistiques du Secrétariat à la politique linguistique, dans la Région métropolitaine de Montréal,

mardi 5 avril 2011

Immigration: le rempart à la pénurie de main-d'oeuvre !

Iris Gagnon-Paradis, collaboration spéciale, La Presse

(Montréal) Dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, les entreprises devront avoir recours à l'immigration pour pourvoir certains postes vacants. Mais est-ce que les mesures d'immigration s'arriment bien à leurs besoins ?
Selon les prévisions d'Emploi-Québec, il y aura près de 740 000 emplois à pourvoir au Québec d'ici à 2014, en raison des départs à la retraite et de la création de nouveaux postes. On estime que près de 15% de ces besoins en emploi seront comblés par une main-d'oeuvre nouvellement immigrante.

lundi 4 avril 2011

Pétition en ligne pour la reconnaissances des acquis et diplômes des immigrants au Québec.

Une pétition visant à inciter le Gouvernement à « faciliter les processus de reconnaissance des acquis professionnels des personnes formées à l’étranger et établies dans la province du Québec » est en ligne depuis le 24 mars 2011. Simon Legault, Magalie Grenier, Elodie Porlier, Telki Sanabria, Anamaria Vallejo, Miguel Deshais en sont les instigateurs.
Rappellons que l’Allemagne vient tout juste d’annoncer une bonification de son dispositif.

Les prémisses de la pétition se présentent comme suit :
  • « En considérant que toutes les personnes immigrantes formées à l’étranger sans importer son origine, sa religion et sa conviction politique, ont les compétences nécessaires pour bien répondre aux demandes du milieu de travail québécois,
  • « En considérant les attitudes et capacités professionnelles et humaines des nouveaux arrivants, et leurs capacités en matière d’emploi qualifié dans des domaines spécialisés et la demande présente du marché du travail au Québec,
  • « En considérant la réceptivité et collaboration des ordres professionnels au moment d’étudier et d’homologuer des diplômes obtenus à l’étranger des nouveaux arrivants qui ont à leur actif des années d’expérience dans un domaine précis »…
Plus de Détails sur La Pétition

Au Québec, les immigrants avec un diplôme canadien chôment 2 fois plus que les Natifs

SkillsInfoCompétences

Un des facteurs qui reviennent souvent dans les études qui analysent les difficultés d'intégration des immigrants sur le marché de l'emploi au Québec est la non-reconnaissance des diplômes acquis dans les pays d'origine. Malgré que ce facteur n'est pas négligeable, les données démontrent que le taux de chômage d'immigrants détenant un diplôme universitaire canadien est le double de celui des personnes nées au Canada ayant le même niveau de scolarité. 

mardi 29 mars 2011

Octroi de financement par le gouvernement fédéral au Programme de formation relais à l'intention des immigrants qualifiés

OTTAWA, (Marketwire - 25 mars 2011) - Le ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, a annoncé aujourd'hui que le gouvernement du Canada allouera un financement de 22 millions de dollars afin d'aider les immigrants qualifiés de l'Ontario à trouver un emploi.
Le Programme formation relais aide les immigrants qualifiés à faire leur entrée sur le marché du travail et à trouver un emploi qui correspond à leur niveau d'études et à leurs compétences.