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dimanche 5 janvier 2014

Pourquoi les débats de société virent à l’hécatombe au Québec?




Les Québécois semblent ne pas être habitués aux débats difficiles et contradictoires. C’est un fait remarquable dans toutes les sphères de la société et sur toutes les tribunes médiatiques. Impossible de débattre des sujets difficiles sans que l’émotivité et les douleurs identitaires prennent le dessus. Même la grande Denise Filiatrault n’a trouvé d’autre façon de contribuer au débat qu’en traitant les musulmanes voilées de folles. La grande classe quoi.

Quand on analyse sérieusement le débat en cours sur la charte de la laïcité (pour faire court), c'est inapproprié de parler de groupes réellement opposés de pro-charte en d'anti-charte. Dans la réalité, les gens qualifiés d'anti-charte ne sont contre que d'une infirme partie de la charte qu'ils trouvent dommageables pour les libertés individuelles, celle concernant l'interdiction des signes religieux ostentatoires...Pourtant le débat est traité comme entre deux groupes qui n'ont rien en commun, divisant la population, favorisant les dérapages et les manifestations de propos et de comportements clairement haineux.

mardi 29 janvier 2013

Le nouveau Programme de visa pour démarrage d’entreprise : une approche novatrice à l’immigration économique!

 
Le Canada souhaite accueillir des entrepreneurs novateurs capables de bâtir des entreprises dynamiques qui soutiendront la concurrence mondiale. Or, le Programme de visa pour démarrage d’entreprise mettra les entrepreneurs immigrants en contact avec des organismes privés expérimentés qui possèdent les compétences nécessaires pour appuyer de jeunes entreprises.
Le projet pilote sera d’une durée maximale de cinq ans. En raison de la portée étroite du Programme, Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) s’attend à ce qu’au départ, le nombre de demandes soit limité. Toutefois, le visa pour démarrage d’entreprise misera sur la qualité des demandeurs et sur l’accumulation des bons résultats, de sorte que le Programme pourra rapidement être élargi pour répondre à une demande qui, nous l’espérons, grandira. Si le Programme se révèle une réussite au cours de la période d’essai de cinq ans, CIC pourrait l’introduire officiellement à titre de nouvelle catégorie de l’immigration économique dans le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés.
 

Avantages du Programme

lundi 28 mai 2012

À Montréal, les employeurs préfèrent les «Bélanger» aux «Traoré» !

À Montréal, mieux vaut s'appeler Bélanger que Traoré ou Ben Saïd pour trouver un emploi, révèle la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) dans une étude parue aujourd'hui. Un test démontre que, à qualifications et compétences égales, les candidats dont le nom a une consonance québécoise ont 60% de plus de chances d'être invités à un entretien d'embauche que ceux qui ont un nom à consonance africaine, arabe ou latino-américaine.

dimanche 19 février 2012

La Banque TD associe immigration et croissance économique


Le vieillissement de la population, qui fait craindre pour l'économie canadienne au cours des prochaines années, pourrait avoir comme solution une immigration à laquelle on offre de meilleures chances. C'est du moins la conclusion d'une étude rendue publique mardi par la Banque TD.

L'étude affirme que simplement en assouplissant les règles du marché du travail pour reconnaître la formation ou les habiletés des immigrants au même titre que les autres Canadiens, on pourrait ajouter 370 000 travailleurs à la population active, et ainsi faire augmenter le PIB de 2 %, ou 30 milliards de dollars.

Cette nouvelle philosophie pourrait réduire la dépendance de ces nouveaux Canadiens envers les programmes sociaux, augmenterait les revenus gouvernementaux, ainsi que les dépenses de consommation et l'intérêt pour le marché de l'immobilier.

samedi 18 février 2012

Quid des habitudes média des minorités au Canada?


Les recherches dans les domaines du marketing et des médias sur les groupes ethniques et les communautés culturelles au Canada et au Québec sont très rares et la connaissance des habitudes médias et de consommation de ces groupes demeure faible ou absente.
En effet, plusieurs paliers gouvernementaux ont tenté d'aborder la relation médias-communautés culturelles, mais ces tentatives ont concerné davantage la représentativité de ces dernières sur les écrans et dans les salles de rédaction.

Certes, le pourcentage des groupes minoritaires demeure faible du point de vue marché, à l'inverse de leur proportion chez le voisin du sud, mais leur poids est appelé à évoluer rapidement dans les dix années à venir.
Un recoupement des données du Print Measurement Bureau permet de relever certaines caractéristiques de ces groupes et leurs spécificités par rapport à la moyenne nationale et québécoise en ce qui concerne la consommation des programmes de télévision.

Enseignants issus de l'immigration: choc culturel "en masse" au Québec



À gauche, Hassan Moniovitch, servant de la crème glacée à ses élèves.
À droite, le Dr Jean Fils-Aimé
Source : http://www.mediamosaique.com/
Dans le milieu de l'éducation où le personnel enseignant se métisse de plus en plus, le choc culturel se vit pourtant au quotidien, et ce, même après plus d'une décennie d'ancienneté. Des témoignages recueillis auprès de profs du secondaire issus de l'immigration confirment cette tendance lourde.
Haïtien d'origine, Dr Jean-Fils Aimé, qui enseigne dans une école privée desservant une clientèle plutôt aisée, se dit toujours choqué de voir autant de jeunes décrocher volontairement de l'école alors que, dans son pays d'origine, ses compatriotes bravent quotidiennement jusqu'à dix kilomètres, souvent le ventre vide, pour se procurer le pain de l'instruction.

Une langue massacrée
Énumérant les ratés de l'école québécoise, Fils-Aimé, dans un reportage réalisé par Radio-Canada relayé par l'Agence de presse Médiamosaïque,  critique le fait que le système fasse table rase de la mémorisation ou de l'apprentissage par cœur, de la dictée. Une liberté qui autorise discrètement les locuteurs à massacrer la langue qui est, paradoxalement, une chasse gardée au Québec.

Je ne veux pas être tolérée !


Je partage le cri de coeur de cette jeune femme. Très inspirant.

Le vivre ensemble "harmonieux" commence à partir du moment où on est capable d'apprécier les différences des autres, non pas seulement à partir de nos propres références mais en se mettant à leur place. 

Dalila Awada
L'auteure est étudiante en sociologie à l'UQAM.

La presse, rubrique opinions.
La tolérance. Par quel bout on prend ça? Par quelle sacrosainte «objectivité» on aborde ce sujet? Je n'en ai pas la moindre idée, alors je veux partager une petite bribe de bagage personnel avec vous. Mais, je vous avertis tout de suite, ma vie n'a absolument rien d'exceptionnel. Pourtant, ces dernières années, quasi quotidiennement, j'avais l'impression que les manchettes, les nouvelles, les tribunes médiatiques, les chroniques, les lois, tout, criait mon nom.
Je ne suis personne, mais je deviens malgré moi tout le monde à la fois. Je ne suis pas une victime, mais pourtant c'est comme ça qu'on me dépeint. Je ne suis pas un danger public, mais pourtant dans les nouvelles, on rappelle hebdomadairement à tout le monde à quel point je suis dérangeante. Oui, il y a certes dans la nature humaine une méfiance face à l'inconnu et un refus de voir ses valeurs heurtées, qui peut résulter en un comportement distant, voire en insultes parfois. Mais le contraire est tout aussi vrai.

dimanche 18 septembre 2011

La situation de la langue française à Montréal, un débat inutilement alarmiste


Encore une polémique inutile. Nous avons le don au Québec de passer à côté de vrais enjeux et dépenser de précieuses énergies dans la marge.
Une nouvelle étude de l'Office québécois de la langue française (OQLF) vient de révéler que moins de la moitié des Montréalais parleront français à la maison d'ici 2031. Grande révélation devant l'éternel.

Pour commencer, c’est quoi ce concept de « langue parlée à la maison », un concept sympathique pour remplacer celui de langue maternelle. Le concept de langue maternelle comporte une certaine connotation d’exclusion alors que l’autre a l’air plus politiquement correct mais en réalité les deux donnent des résultats statistiques pas tellement différents. N’est-ce pas plus naturel de parler sa langue maternelle à la maison ? J’aurais aimé l’utilisation du concept de « la première langue officielle parlée » qui est plus inclusif et plus juste pour mesurer l’évolution du Français à Montréal.

Quelques données positives et encourageantes pour mitiger cette envolée de données alarmistes qui déchaînent les passions ces derniers jours.
Selon une étude du Conseil supérieur de la langue française (2008), 78% des immigrants connaissent le français en 2006, 68 % l’anglais, et 50 % les deux.
Selon les statistiques du Secrétariat à la politique linguistique, dans la Région métropolitaine de Montréal,

dimanche 19 juin 2011

L’effet de levier de l’immigration

Une étude récente établit une corrélation entre l’arrivée de nouveaux immigrants et la hausse des exportations dans leur pays d’origine.
Par : Paul Gallant

Le Canada a longtemps considéré l’immigration comme un précieux moteur capable d’assurer la croissance de son marché intérieur et d’irriguer son économie grâce à une main-d’œuvre qualifiée. Mais de nouvelles données indiquent que l’immigration constitue également un facteur déterminant en ce qui concerne l’expansion des marchés étrangers.
D’après un récent rapport du Conference Board of Canada, Immigrants as Innovators Boosting Canada’s Global Competiveness, il existerait une relation directe entre l’essor de l’immigration et l’augmentation des importations et des exportations à l’étranger, et ce, indépendamment de la richesse, de l’éloignement géographique ou de la langue de l’autre pays.

dimanche 5 juin 2011

Les immigrants investisseurs rapportent gros

 Source : cyberpresse.ca
On l'a critiqué pour son manque de transparence et son faible taux de rétention, mais le programme Immigrants investisseurs a généré des milliers d'emplois au Québec, soutiennent deux économistes qui tenteront ce matin de convaincre le gouvernement d'attirer davantage de ces étrangers fortunés.
Dans un mémoire qu'ils présenteront devant la commission parlementaire chargée de planifier l'immigration aujourd'hui, les économistes Pierre Fortin et Pierre Emmanuel Paradis soutiennent qu'il faut admettre davantage d'immigrants investisseurs. La raison est simple: ils génèrent à eux seuls une importante activité économique.