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| À gauche, Hassan Moniovitch, servant de la crème glacée à ses élèves. À droite, le Dr Jean Fils-Aimé |
Dans le milieu de l'éducation où le personnel enseignant se métisse de plus en plus, le choc culturel se vit pourtant au quotidien, et ce, même après plus d'une décennie d'ancienneté. Des témoignages recueillis auprès de profs du secondaire issus de l'immigration confirment cette tendance lourde.
Haïtien d'origine, Dr Jean-Fils Aimé, qui enseigne dans une école privée desservant une clientèle plutôt aisée, se dit toujours choqué de voir autant de jeunes décrocher volontairement de l'école alors que, dans son pays d'origine, ses compatriotes bravent quotidiennement jusqu'à dix kilomètres, souvent le ventre vide, pour se procurer le pain de l'instruction.
Une langue massacrée
Énumérant les ratés de l'école québécoise, Fils-Aimé, dans un reportage réalisé par Radio-Canada relayé par l'Agence de presse Médiamosaïque, critique le fait que le système fasse table rase de la mémorisation ou de l'apprentissage par cœur, de la dictée. Une liberté qui autorise discrètement les locuteurs à massacrer la langue qui est, paradoxalement, une chasse gardée au Québec.







