samedi 24 septembre 2011

Au pays des Extras, Monsieur Charest est-il le roi ?


Je ne vous aime pas non plus !
J’étais aujourd’hui à la manifestation pour une enquête publique sur la collusion dans l'industrie de la construction organisée par le Mouvement 24 septembre. J’y étais avant tout parce que je veux, comme la majorité des Québécois, que les choses changent mais aussi pour voir si les Québécois vont me faire mentir sur ce que j’avais dit quelques jours plutôt à un ami. Au Québec, on a l’indignation facile, on s’indigne dans les salons, autour des machines à café, autour d’une bière, etc. On s’indigne, avec raison, contre les politiciens : « ce sont des crosseurs, des menteurs, des mafieux, ils gaspillent nos impôts, il faut les crisser dehors… ». L’indignation reste toujours passive sans aboutir sur de véritables mouvements sociaux pouvant influencer le cours des choses. M. Charest est tellement consciente de cette réalité qu’il s’entête à ne pas répondre à la demande du peuple québécois de déclencher une enquête publique sur les magouilles avérées dans le monde de la construction. Vu la gravité de la situation actuelle et la courbe de l’indignation qui a atteint son paroxysme, je m’attendais à voir au moins 100 000 personnes au centre-ville. Mais nous étions peut-être environ 2 000 personnes. C’est un peu loin de mon rêve mais l’ambiance était belle et je considère que c’est un bon début.
La manifestation de cet après-midi est quand même un signe que

jeudi 22 septembre 2011

La publicité trompeuse, une pratique commerciale systémique

De Stéphanie Grammond, La Presse

La publicité trompeuse est un problème endémique dans le commerce de détail. De nombreux commerces affichent systématiquement de faux rabais, selon une vaste enquête d'Option consommateurs dont les résultats ont été dévoilés hier.
L'organisme de défense des consommateurs a déposé des plaintes contre huit détaillants de meubles, soit La Baie, Brault et Martineau, Brick, Dormez-vous, Germain Larivière, Léon, Mattress Mart et Sears.
L'enquête d'Option Consommateurs a fait ressortir différentes pratiques trompeuses. «Certains articles sont en solde tellement souvent

dimanche 18 septembre 2011

La situation de la langue française à Montréal, un débat inutilement alarmiste


Encore une polémique inutile. Nous avons le don au Québec de passer à côté de vrais enjeux et dépenser de précieuses énergies dans la marge.
Une nouvelle étude de l'Office québécois de la langue française (OQLF) vient de révéler que moins de la moitié des Montréalais parleront français à la maison d'ici 2031. Grande révélation devant l'éternel.

Pour commencer, c’est quoi ce concept de « langue parlée à la maison », un concept sympathique pour remplacer celui de langue maternelle. Le concept de langue maternelle comporte une certaine connotation d’exclusion alors que l’autre a l’air plus politiquement correct mais en réalité les deux donnent des résultats statistiques pas tellement différents. N’est-ce pas plus naturel de parler sa langue maternelle à la maison ? J’aurais aimé l’utilisation du concept de « la première langue officielle parlée » qui est plus inclusif et plus juste pour mesurer l’évolution du Français à Montréal.

Quelques données positives et encourageantes pour mitiger cette envolée de données alarmistes qui déchaînent les passions ces derniers jours.
Selon une étude du Conseil supérieur de la langue française (2008), 78% des immigrants connaissent le français en 2006, 68 % l’anglais, et 50 % les deux.
Selon les statistiques du Secrétariat à la politique linguistique, dans la Région métropolitaine de Montréal,

L’Afrique est-elle la nouvelle Asie?

Longtemps perçue comme « l’ultime frontière » dans le monde des affaires internationales, l’Afrique subsaharienne adopte un nouveau statut : celui de marché émergent. Selon les prévisions, le continent africain devrait connaître une croissance annuelle de plus de 5 p. 100, et le Fonds monétaire international a récemment prédit que la croissance de l’Afrique dépassera celle de l’Asie au cours des cinq prochaines années.
L’Afrique est-elle la nouvelle Asie?
Selon une analyse publiée dans la revue The Economist, six des dix économies connaissant la croissance la plus rapide au monde se trouvent en Afrique. La Banque mondiale a conclu récemment que l’Afrique est « à l’orée d’un décollage économique » et que les entreprises non dotées d’une stratégie pour l’Afrique seront laissées pour compte.
CanadExport s’est entretenu avec Lucien Bradet, président et directeur général du Conseil canadien pour l’Afrique, afin de savoir pourquoi les entreprises canadiennes n’accordent pas suffisamment d’attention à l’Afrique. Il attribue cette réticence aux trois mythes suivants :

Afrique : une mine d’or pour les investisseurs canadiens

Par Vitraulle Mboungou
Mines Or Afrique
 Selon les résultats d’un nouveau sondage réalisé par EDC (Exportation et Développement Canada), les exportateurs canadiens sont de plus en plus nombreux à s’installer à l’étranger et cela malgré une baisse de 7,5% des investissements directs canadiens à l’étranger (IDCE) en 2009 (Statistique Canada).
À la fin de cette même année 2009, la valeur de ces IDCE était d’un milliard de dollars répartis à travers 35 pays différents. Les États-Unis et l’Union européenne en restent les principales destinations. Ainsi, en 2009, l’IDCE à destination des  États-Unis était de 44% contre 50% en 2000. Et selon l’indice de confiance commerciale (ICC) semestriel d’EDC, les exportations canadiennes vers ce marché en 2010 étaient

L'Express juge l'intervention de DSK

L'Express juge l'intervention de DSK
Le 18 septembre 2011, l'ex-directeur général du FMI s'exprime sur TF1.

Les journalistes de L'Express ont suivi la prestation de Dominique Strauss-Kahn sur le plateau de TF1, ce dimanche soir. Ils livrent leurs impressions. 
Elise Karlin (service France de L'Express) 
La note: 8/20. Quel beau numéro d'acteur ! Jouée, rejouée, surjouée, toute la première partie de l'interview de Dominique Strauss-Kahn donne le sentiment d'avoir apprise par coeur, jusqu'aux (longs) silences et aux yeux douloureusement baissés. Des phrases toute prêtes, des expressions choisies - l'absence totale de spontanéité met le spectateur mal à l'aise, même s'il était sans doute irréaliste d'avoir attendu autre chose de cet entretien. Jusqu'au moment il où il affirme "Cette légèreté, je l'ai perdue pour toujours", qui sonne comme une mélodramatique tirade de fin, loin du regret sincèrement éprouvé d'avoir "raté un rendez-vous avec les Français". 
Du coup, la deuxième partie de l'interview a une dimension sur-réaliste: le même, qui vient nous faire part de sa grande douleur une minute avant, se trouve soudain lancé dans une explication claire et précise de la crise financière mondiale ! Le tout avec un naturel et un vrai intérêt pour son sujet, qui contraste avec le DSK du début de l'émission.

mercredi 3 août 2011

Les investisseurs étrangers se tournent vers l'Afrique et Walmart aussi...

Au delà des ressources naturelles, l'Afrique attirent désormais les investisseurs étrangers pour d'autres secteurs d'activités comme les services, la distribution, les technologies de l'information et des communications (TIC), etc. Par exemple, les investissements dans le secteur de la téléphonie mobile, principal moteur des TIC sur le continent, sont passés de 8,1 milliards de dollars en 2005 à près de 70 milliards en 2010 selon l'Union internationale des télécommunications (UIT). L'adoption du téléphone mobile a été fulgurante. En 2000, 11 millions d'Africains possédaient un téléphone mobile. Ils étaient près de 200 millions cinq ans plus tard. Désormais, ils sont presque 400 millions. Cette attraction par le contiment africain des investisseurs étrangers est essentiellement due aux possibilités de rendement très élévés, parfois faramineux comparés aux rendements des mêmes investissements dans des pays développés, et surtout à une croissance soutenue de la classe moyenne dans les pays africains, source de consommateurs intéressants et solvables. Il y a cinq ans, en Afrique, "il fallait tout juste six mois pour recouvrer les investissements faits dans l'infrastructure pour de nouveaux clients", confie Marc Rennard, chef des opérations de France Télécom en Afrique et au Moyen-Orient. "Maintenant, il faut plus de deux ans. Mais ça reste très intéressant." Je dirai exceptionnellement intéressant.
Un rapport publié par le cabinet d'experts-conseil McKinsey, estime que tout comme l'Inde, l'Afrique compte environ 50 millions de ménages appartenant à la classe moyenne (c'est-à-dire disposant d'un revenu annuel d'au moins 20 000 dollars). Une étude de l'Agence française de développement affirme pour sa part qu'un Africain sur 10 est déjà un consommateur solvable.

Je voulais partager avec vous l'article suivant, publié par André-Michel Essoungou, qui traitent de l'engouement des investisseurs étrangers pour l'Afrique.
Source: http://www.un.org/
Surprise et incrédulité. Telles sont, début 2010, les réactions suscitées par une annonce inattendue de la compagnie américaine Wal-Mart. En faisant alors état de son intention d'acquérir la sud-africaine Massmart, pour 4,2 milliards de dollars, la plus importante chaîne de grande distribution du monde a, il est vrai, rompu avec une tendance dominante. En Afrique, les investisseurs étrangers se dirigent en priorité vers les richesses du sol et du sous-sol. Les bénéfices sont supérieurs. En effet, ce sont les industries extractives, et le secteur pétrolier en particulier, qui ont bénéficié de la croissance des investissements étrangers directs (IED) sur le continent au cours de la décennie écoulée (voir Afrique renouveau, janvier 2005).
Un rapport* de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) révèle qu'à l'image de Wal-Mart, un nombre croissant de grands investisseurs parient sur la plus importante des richesses dont dispose le continent : les Africains eux-mêmes.

mercredi 27 juillet 2011

DSK, un brillant économiste ?
Je suis tanné d’entendre les admirateurs de DSK répéter ce refrain sans cesse.
Pour moi, DSK reste un de ces hommes chanceux dont la réputation, l’intelligence et l’expertise sont exagérées. Bien sûr, il a eu la chance d’occuper des postes politiques prestigieux qui ne sont pas donnés à tout le monde. Son apogée fut sa nomination à la tête du FMI. La nomination à la tête du FMI de C. Lagarde, une spécialiste du droit, avant l’économie et les finances, démontre