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dimanche 5 janvier 2014

Pourquoi les débats de société virent à l’hécatombe au Québec?




Les Québécois semblent ne pas être habitués aux débats difficiles et contradictoires. C’est un fait remarquable dans toutes les sphères de la société et sur toutes les tribunes médiatiques. Impossible de débattre des sujets difficiles sans que l’émotivité et les douleurs identitaires prennent le dessus. Même la grande Denise Filiatrault n’a trouvé d’autre façon de contribuer au débat qu’en traitant les musulmanes voilées de folles. La grande classe quoi.

Quand on analyse sérieusement le débat en cours sur la charte de la laïcité (pour faire court), c'est inapproprié de parler de groupes réellement opposés de pro-charte en d'anti-charte. Dans la réalité, les gens qualifiés d'anti-charte ne sont contre que d'une infirme partie de la charte qu'ils trouvent dommageables pour les libertés individuelles, celle concernant l'interdiction des signes religieux ostentatoires...Pourtant le débat est traité comme entre deux groupes qui n'ont rien en commun, divisant la population, favorisant les dérapages et les manifestations de propos et de comportements clairement haineux.

samedi 24 septembre 2011

Au pays des Extras, Monsieur Charest est-il le roi ?


Je ne vous aime pas non plus !
J’étais aujourd’hui à la manifestation pour une enquête publique sur la collusion dans l'industrie de la construction organisée par le Mouvement 24 septembre. J’y étais avant tout parce que je veux, comme la majorité des Québécois, que les choses changent mais aussi pour voir si les Québécois vont me faire mentir sur ce que j’avais dit quelques jours plutôt à un ami. Au Québec, on a l’indignation facile, on s’indigne dans les salons, autour des machines à café, autour d’une bière, etc. On s’indigne, avec raison, contre les politiciens : « ce sont des crosseurs, des menteurs, des mafieux, ils gaspillent nos impôts, il faut les crisser dehors… ». L’indignation reste toujours passive sans aboutir sur de véritables mouvements sociaux pouvant influencer le cours des choses. M. Charest est tellement consciente de cette réalité qu’il s’entête à ne pas répondre à la demande du peuple québécois de déclencher une enquête publique sur les magouilles avérées dans le monde de la construction. Vu la gravité de la situation actuelle et la courbe de l’indignation qui a atteint son paroxysme, je m’attendais à voir au moins 100 000 personnes au centre-ville. Mais nous étions peut-être environ 2 000 personnes. C’est un peu loin de mon rêve mais l’ambiance était belle et je considère que c’est un bon début.
La manifestation de cet après-midi est quand même un signe que